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juin 2020


Théodora Barat



Lors de ma résidence à Ouessant j’ai souhaité engager un projet sur le sublime technologique. Cette notion, développée par David Nye, est une réadaptation du sublime kantien aux constructions de domination de la nature à l’orée de la modernité. Ouessant étant un environnement tributaire des forces naturelles, il me semblait très pertinent d’étudier ce territoire par le prisme du sublime technologique.

Après de nombreux repérages, j’ai choisi différentes constructions. Chacune fut édifiée pour faire face à une menace particulière (tour radar du Stiff, bunker, corne de brume, Fresnel…).

J’ai ensuite filmé ces constructions en 16 mm, avec les mêmes cadrages et rapports de plan, afin de créer une sorte de collection d’édifices, émergeant pour la plupart des forces telluriques de l’île. Rien ne les relie, pourtant ils semblent appartenir à un dessein similaire : l’ingénierie du danger.